Le point de vue de l’éditeur


Émile a trente-huit ans et, matériellement, il est "à l'abri pour un bout de temps". Pourtant, son moral n'est pas au beau fixe : la femme qu'il a aimée est en maison de repos, la femme qu'il aime a d'autres amants et Tati, son chien-hippopotame, disparaît. Lorsque Mary, la nièce de son ami Franck, lui donne un jour rendez-vous dans un café, Émile ne voit pas qu'elle l'appelle au secours.


“La vie n'est pas une punition” était une comédie dramatique, “À trop courber l'échine” une sorte de farce. “On y va tout droit” est un blues, qui parle, sans en avoir l'air, de la confusion des sentiments, de la difficulté d'aimer et de la peur de vivre.

ON Y VA TOUT DROIT


2001


Rivages/Noir n°382



DANS LA PRESSE


Émile, Mil pour sa petite amie, a le blues. À trente-huit ans, il anticipe juste un chouïa le malaise classique des quarante ans. Un rien le mine, par exemple la découverte d'un poil blanc placé sur un endroit qu'il croit encore stratégique. Même son succès littéraire lui sape le moral... Mais tous les problèmes de ce Droopy toulousain ne sont pas aussi futiles : sa femme, par exemple, cache sa dépression profonde dans un hôpital psychiatrique ; sa maîtresse Alexa, une jolie fille pas facile à manier, le trompe ; son chien Tati, un cabot au cul d'hippopotame et qui, son maître en est persuadé, serait doué de parole, a disparu. En plus, la nièce de son ami Franck, une jeune fille dans la mélasse, lui lance un SOS. La tête dans le nombril, Mil manquera la première marche et cherchera à se rattraper. Dessaint nous balade des tréfonds de la cervelle mitée de son antihéros aux zincs de Toulouse

où il vit, parole d'expert.

Edward Waintrop/LIBÉRATION


Avec de petits riens, Dessaint construit une œuvre à la mélancolie tenace. La preuve avec “On y va tout droit”. Éclaté et éclatant !

Pascal Busset/LE MATIN (Lausanne)


Un beau récit sur l’errance journalière, quand la vie ne vous laisse pas le temps

de desserrer les dents.

Cédric Fabre/L’HUMANITÉ