LES PAUPIÈRES DE LOU


2004


Rivages/Noir n°493


Première édition en 1992

DANS LA PRESSE


On va de l’avant, on suit le petit ruisseau

de la prose de Dessaint sans problème

en se disant qu’il y a là un écrivain qui pointe.

Alfred Eibel/

LE QUOTIDIEN DE PARIS


Le premier roman de Pascal Dessaint

est de ceux qui laissent leur trace

sur le lecteur.

Albert Exposito/L’HUMANITÉ


Julien Demay est le miroir déformant de Pascal Dessaint, et de nous tous : un homme agressé qui se construit des remparts avec la conscience

de s’emmurer vivant.

Stéphane Deschamps/LA VOIX DU NORD  


On retiendra l’écriture directe,

sans concession parfois,

à peindre les espoirs déçus.

Mireille Loubet/NICE-MATIN


“Les Paupières de Lou” plaît pour ses personnages curieux, pour l'atmosphère bizarre et parfois dérangeante dans laquelle les a plongés leur créateur, mais aussi pour une écriture, un style.

Claude Mesplède



Sur le blog de

ENCORE DU NOIR

Présentation de Jean-Paul Dubois à la première édition :


«Vous allez entrer dans un appartement qui n’est pas grand et dont le voisin est bruyant. Vous allez voir un écrivain public se raccrocher à l’illusion de partager une vie privée avec une femme publique, un chat blasé et une caille incontinente. Vous allez voir l’oiseau ne rien respecter, et l’homme et la femme tenter de s’arranger avec l’idée que les hommes et les femmes se font généralement du plaisir. Vous allez donc pénétrer dans ce monde intime et dégénérescent où, sans que vous y preniez garde, d’autres personnages, d’une texture bien différentes des premiers, vont vous accompagner. Il y aura d’abord cette inquiétante photographe qui, avec l’aide de deux gardes du corps, s’acharne à obtenir des clichés de phallus en érection. Il y aura ensuite une infirme aux troublantes intonations de voix et écrits pour le moins inattendus. Enfin des êtres sans visage distinct qui rôderont au bas de l’immeuble et autour de ce qui reste de la vie de l’écrivain. Lorsque la nuit vous entendrez sonner le téléphone sans qu’il ne soit jamais décroché, lorsque vous constaterez que l’appartement a été fouillé, que vous-même éprouverez le sentiment d’être sans cesse observé, alors, dans ce monde en ébullition froide, parmi ces gens qui peu à peu se dévoilent, vous comprendrez que, outre une énigme, c’est un point de vue sur la mort que vous découvrirez en soulevant “Les Paupières de Lou”.»


Jean-Paul Dubois, 1992


Le point de vue de l’éditeur


Dans un appartement toulousain, un écrivain public désargenté a trouvé ses repères entre son chat Blaise, une caille indisciplinée et la relation vaguement haineuse qu'il entretient avec son bruyant voisin. Épisodiquement, Lou vient illuminer sa vie, puis elle disparaît, happée par d'autres hommes dans une chambre d'hôtel. C'est alors que, lentement, le monde extérieur s'incruste sous la forme d'une inquiétante photographe, d'une infirme aux écrits déconcertants, d'appels téléphoniques anonymes et d'une ombre en faction dans la rue. Fantasme ou réalité ? C'est la réalité de la mort qui va faire une entrée pernicieuse et brutale, au moment où on s'y attend le moins. Dans ce premier roman - publié en 1992 dans une version différente - Pascal Dessaint installe le cadre toulousain qui deviendra familier à ses lecteurs.