LES VOIES PERDUES


Pascal Dessaint et Philippe Matsas


Éditions Après la Lune 2011

Le point de vue de l’éditeur



Les voies perdues nous invitent à suivre les traces d'un monde industriel et ferroviaire aujourd'hui disparu, ou en train de disparaître…

Les voies perdues sont ces chemins singuliers qui relient les gens du Nord à leur passé, parfois douloureux, dont on se souvient pourtant avec plaisir et mélancolie. 

Les voies perdues est l'histoire d'une rencontre entre deux hommes, un écrivain et un photographe, qui se sont retrouvés portés par une même idée, un même désir, convaincus que tous les voyages sont possibles, et nécessaires.

Des trains à l'abandon dans des gares qui ne verront plus de voyageurs, des rails qui ne mènent nulle part, des panneaux qui n’indiquent plus rien... Le photographe Philippe Matsas et l’écrivain Pascal Dessaint se sont promenés dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais pour y prélever images et impressions d’un monde fantôme où ne règne plus que le silence. Les photos ont le goût du métal et l’odeur du gasoil. On y sent le vent froid et humide qui sied parfaitement à ce décor où le gris du ciel se confond à l’anthracite de la terre. Et c’est beau. Beau comme ce serpent ferroviaire luisant dans l’obscurité, beau comme ce « David, veux-tu m’épouser » en banderole sur le pont d’une route, beau comme cette nature qui reprend ses droits et engloutit les dernières traces d’humanité. François-Marie Bironneau/

Le Bateau Livre


Philippe Matsas est un de ces photographes silencieux qui scrute pour laisser deviner au spectateur l’épaisseur d’un réel. Avec les voies perdues, il voyage en terre inconnue. Lui, le portraitiste des écrivains, prend le parti du ras-du-sol pour trouver les traces des rails, des trains, des départs et des échanges. L’œil frôle la terre pour ce qu’elle découvre ou ce qu’elle recouvre. C’est un ailleurs figé qui se confronte à notre imaginaire toujours en mouvement. Pascal Dessaint, écrivain, a pris l’angle de l’abstraction plus que de la restitution documentaire. L’abstraction, justement, serait-elle une clef du royaume d’Orphée ? L’association de ces deux artistes éveille en effet des émotions qui enrichissent nos regards. Christophe Mory


Dans la Dépêche du Midi


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Vernissage de l’exposition “Les Voies Perdues” Galerie Photo4, décembre 2011